Devoir de Mémoire
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Sous-Brigadier — Gardien
Marcel KIMPE
Victime du Devoir le 25 juillet 1944
Département
Isère (38)
Affectation
Sécurité Publique — Grenoble
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 25 juillet 1944, dans le contexte de l’occupation allemande et de l’avancée des forces alliées, la cour martiale nazie réunie au PC du général Karl Pflaum à Saint-Nazaire-sur-Royans (Drôme), condamna à mort Marcel Kimpe, trente ans, gardien de la paix à Grenoble (Isère), et procédait à son exécution sommaire dans le parc du Château.
br />Ce dernier avait pris le maquis avec plusieurs résistants, pour se mettre à la disposition de l’Armée Secrète du Vercors (AS), à la compagnie du Trièves, et confronter les troupes allemandes.
Il fut capturé au terme de la bataille par un régiment N°15 de police allemande cernant le massif, engagée aux côtés de la 157e division de réserve, unité aguerrie aux combats en montagne, et elle-même aidée par des troupes de la Milice française.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Né le 28 avril 1914 à Armentières (Nord) Cyrille Kimpe, tisseur, et de fernande Deconinck, bobineuse ; époux de Marthe Gavet ; domicilié N°5 Rue François-Coppée à Grenoble.
Homologué militaire des forces françaises de l’intérieur (FFI) – alias “toutoune” ; statut “Déporté, interné de la Résistance” (DIR) ; mention “Mort pour la France” (MPF).
Sources et références
BODMR n° 20 du 01 septembre 1960 — “Policiers sous Vichy : obéir, résister ?” de Michel Salager – Société Lyonnaise d’Histoire de la Police p.332
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